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Sangliers dans les jardins : attention aux dégâts !

Ces deux dernières décennies, la forêt wallonne, comme d’autres forêts d’Europe occidentale, a vu croître ses populations de sangliers de façon importante, laissant dans nos jardins de nombreuses traces de leur passage.

C’est pour couvrir ses besoins en protéines que le sanglier fouille le sol et retourne le gazon des prairies ou des pelouses, riche en vers, lombrics, petits rongeurs, etc. Les jardins situés à proximité de bois, où le sanglier se réfugie de jour représentent donc pour lui une source de nourriture très riche et attractive. Ils peuvent être visités en toute saison.

Le sanglier est classé par la loi sur la chasse dans la catégorie « grand gibier ». Il peut être chassé :

• en battue, du 1 août au 30 septembre, en plaine

• en battue ou au chien courant, du 1er octobre au 31 décembre, tant en plaine qu’au bois

• à l'approche et à l'affût, toute l'année, tant en plaine qu’au bois.

En outre, dans des cas spécifiques, dans l'intérêt de la santé et de la sécurité publique,  il peut faire l’objet d’actes de « destruction » soumis à autorisation de la Divison Nature et Forêt.

Si vous êtes témoins d’une situation dangereuse (sanglier vagabondant sur une route par exemple), signalez-le à la permanence de police de Flémalle  au 04/234.88.88.

En cas de dégâts, qui paie ?

Les frais consentis par un particulier pour la protection de sa propriété et la remise en état de son jardin sont entièrement à sa charge. En effet, en tant qu'animal sauvage, le sanglier a le statut juridique de « res nullius » : cela signifie qu'il n'appartient à personne. La loi du 14 juillet 1961 prévoit toutefois une indemnisation des agriculteurs victimes de dommages causés par le grand gibier à leurs « champs, fruits et récoltes », par le ou les titulaire(s) du droit de chasse sur les parcelles boisées d’où proviennent les sangliers. En l’absence de règlement à l’amiable entre les parties, seul le Juge de Paix est compétent pour définir le montant des dommages et la répartition de celui-ci entre les différents titulaires du droit de chasse. Malheureusement, la procédure peut parfois prendre plusieurs années avant d'aboutir.

« Mieux vaut prévenir que guérir »

La meilleure protection contre les incursions de sangliers est la pose d'une clôture efficace autour du jardin. Le coût d'une telle clôture peut être largement inférieur à la remise en état du jardin. Les répulsifs acoustiques, optiques ou chimiques, ne présentent qu'une efficacité limitée pour l'effarouchement des sangliers.

Par ailleurs, il est vivement déconseillé de laisser des restes de nourriture dans son jardin pour éviter d’y attirer les sangliers. Les tas de compost et les ordures les attirent également.

Préférez un compost fermé. Des fûts composteurs sont en vente au magasin communal, à un prix démocratique. Contact : 04/234.88.97.

Par ailleurs, en raison des risques évidents que cela comporte, mais également par obligation légale, il est interdit :

  • d’attirer, d'entretenir et de contribuer à la fixation de ces animaux sauvages en leur distribuant de la nourriture ;
  • d'utiliser un quelconque système de piégeage, d’empoisonnement ou de tirer les sangliers dans son jardin avec une arme.

Plus d’information ? Consultez la brochure éditée par le SPW – DGO3 : http://environnement.wallonie.be/publi/dnf/degats_sangliers_jardins.pdf